Les qualités du Prohpète (sws) : sa sociabilité

Parmi ce qui fait l'accomplissement de la personne, est sa sociabilité et sa relation bienfaitrice avec sa famille. Le comportement du Prophète d'Allah (صلى الله عليه و سلم), en ce domaine, est proverbial.

Anas ben Mâlik (رضي الله عنه) dit : "J'ai servi l'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم) pendant dix ans et il ne m'a pas dit une seule fois "ouf", ni d'une chose que je fis, pourquoi l'as-tu faite, ni d'une chose que je ne fis pas, pourquoi l'as-tu délaissée ?"

'Aicha (رضي الله عنها) dit : "Personne n'avait un meilleur caractère que l'Envoyé d'Allah zzz(صلى الله عليه و سلم). Personne ne l'appelait, parmi ses compagnons ou les gens de sa maison, sans qu'il ne réponde "Me voici vers toi"".

Un de ceux qui le connaissait l'a décrit ainsi : "Il plaisantait avec ses compagnons, se mêlait à eux, s'entretenait avec eux, jouait avec les enfants, les mettait sur son genou. Il répondait à l'appel de libre, de l'esclave, du pauvre, visitait les malades aux endroits éloignés de Médine et acceptait les excuses".

Et il suffit à ce sujet, l'attestation de Son Seigneur Puissant et Majestueux: {Par une miséricorde de Dieu, tu as été affable avec eux, et si tu avais été rude, dur de c½ur, ils se seraient dissipés autour de toi. Pardonne-leur donc, demande pardon pour eux et consulte-les dans la décision...} (3/159)

# Posté le lundi 02 juin 2008 18:33

Modifié le mardi 03 juin 2008 10:41

Les qualités du Prohpète (sws) : sa pudeur

Elle est inséparable de la foi, elle est bien en tout. C'est le sentiment éprouvé par peur de commettre un acte répréhensible ou de dire un propos désobligeant. Cela apparaît par une rougeur au visage et le renoncement à ce qui pourrait dégrader ou attirer des critiques. Elle est chez la femme au rang du courage chez l'homme.

Abou Sa'id al-Khoudri, (رضي الله عنه) a dit : "L'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم) avait plus de pudeur que la vierge derrière le rideau de sa chambre, et lorsqu'il n'aimait pas une chose, cela nous apparaissait à son visage". (al-Boukhâri, Mouslim)

'Aicha (رضي الله عنها) a dit : "L'Apôtre (صلى الله عليه و سلم) lorsqu'il lui était apparu de quelqu'un ce qu'il réprouve, ne nommait pas alors la personne en question, mais disait : "Qu'en est-il de gens qui font telle ou telle chose ou disent telle ou telle chose..." Il dénonçait la chose mais ne nommait pas la personne".

Anas ben Mâlik (رضي الله عنه) a dit : "Un homme entra en présence du Prophète (صلى الله عليه و سلم) avec des traces jaunâtres, mais il ne lui fit aucune remarque. En effet, personne n'avait à faire face, de sa part, à quelque chose de blessant. Ainsi, lorsque l'homme sortit, il dit (à ceux avec lui) : "Si vous pouviez lui dire qu'il lave cela".(*) C'est-à-dire les traces jaunâtres sur son vêtement". (abou Dâwoud)

'Aicha (رضي الله عنها) a dit : "L'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم) n'était ni indécent, ni grossier, ni criard dans les souks. Il ne rendait pas le mal (à son égard) par le mal, mais il pardonnait et effaçait". (al-Boukhâri)

Ceci d'ailleurs, est sa description dans la Thora, comme l'a rapporté 'AbdAllah ben Salâm (رضي الله عنه).

'Aicha (رضي الله عنها) rapporte : "Je n'ai pas vu de l'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم), et il n'a pas vu de moi". C'est-à-dire la nudité.
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# Posté le lundi 02 juin 2008 18:32

Modifié le mardi 03 juin 2008 10:41

Les qualités du Prohpète (sws) : son ascétisme



Se détacher de la convoitise de ce monde. Cela prémunit donc contre cette convoitise et amène l'homme à se contenter du juste nécessaire.

L'Apôtre d'Allah (صلى الله عليه و سلم) était le plus détaché, quant aux biens de ce monde, parmi les hommes. C'était l'un de ses nobles caractères.

Il a été rapporté d'après 'Âicha (رضي الله عنها) que l'oreiller sur lequel le Prophète (صلى الله عليه و سلم) s'appuyait pour dormir était en cuir bourré d'écorces. (Abû Dâwûd et Ahmad et cité dans : sahîh al-djâmi' n° 4714)

D'après Ibn Abbas (رضي الله عنهما), 'Umar Ibn Al-Khattâb (رضي الله عنه) était entré chez le Prophète (صلى الله عليه و سلم) et le trouvait assis sur une natte qui avait laissé des traces sur son noble flanc et lui avait dit :
- « Ô Prophète d'Allâh, ne peux-tu pas te trouver une natte plus souple que ça ? »
- « Qu'est ce que j'ai à faire de la vie d'ici-bas ? Par rapport à elle, je ne suis que comme une personne qui voyage à dos d'une monture au cours d'un jour d'été et qui se réfugie un moment sous l'ombre d'un arbre, s'y repose (brièvement) puis le quitte. ». (Ahmad et Al-Hâkim, cité dans : sahîh al-djâmi' n° 5545).

A son retour de Taef, blessé et en peine, Allah (تعالى) lui proposa de lui changer les deux montagnes de la Mecque) en or et en argent. Il dit alors : "Mon Seigneur. Je me rassasie un jour et T'en remercie, et je supporte la faim un autre et T'invoque et Te supplie". (*)

Ce qui apparaît le plus de son détachement est son invocation répétée : "Seigneur, Fais que la subsistance de la famille de Mohamed soit ce qui suffit".

Et dans le terme "subsistance" il y a déjà le sens de ce qui pourvoit, sans surplus ni diminution. Il disait aussi : "Le peu qui suffit vaut mieux que trop qui préoccupe..."

'Aicha (رضي الله عنها) dit : "L'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم) mourut et il n'y avait pas dans ma chambre de quoi manger pour une créature ayant un foie, si ce n'est une moitié (de pain) d'orge sur une étagère à moi".

Et il mourut en ayant gagé son armure chez un juif, pour trente mesures " çà " d'orge.

(*) L'auteur note ici qu'il a rapporté le hadith dans sa signification et non dans sa lettre.

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# Posté le lundi 02 juin 2008 18:31

Modifié le mardi 03 juin 2008 10:41

Les qualités du Prohpète (sws) : sa justice

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) était équitable dans ses propos, ses actes et décisions. Il était d'une impartialité inflexible. C'était son caractère propre et sa réputation, avant même l'islam

Ainsi, par exemple, lorsque Qoreych lui confia l'arbitrage pour la pose de la Pierre Noire, après un grave différent entre eux.

Lorsque la Makhzoûmite vola et qu'il sembla difficile aux musulmans (sa famille et Qoreych) de lui appliquer la peine entraînant l'amputation de sa main, et qu'ils envoyèrent alors intercéder en sa faveur Ousâma ben Zeyd, être cher, fils d'un être cher au Prophète, celui-ci lui dit : "Est-ce que pour une peine parmi les peines instituées par Allah tu intercèdes (*), ô Ousâma. Par Allah, si même Fatima fille de Mohamed avait volé, je lui aurai coupé la main !"

Ce fût là, une preuve éclatante de sa justice.

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) avait neuf femmes. Il tâchait d'être le plus juste entre elles. Mais craignant quelque impartialité, il s'excusait auprès d'Allah et disait : "Seigneur ! C'est le partage que je peux faire. Ne me tiens pas rigueur de ce qui est de ton domaine et qui me dépasse". (²)

Lorsque le bédouin lui dit : "Sois équitable ! Ce partage n'est pas pour plaire à Allah !" Il lui répondit alors : "Préserve ta personne de sa perte [wayhak] ! Qui serait donc juste, si je n'étais pas équitable ? Quelle déception et quelle perte pour moi, si je ne pratiquais pas la justice ! "

D'autre part, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) divisait son temps en trois parties : une pour son Seigneur, le Très Haut, une pour sa famille et la troisième pour lui-même. Il partageait celle pour lui-même, entre lui et les gens. Ainsi, il s'aidait de notables pour instruire le commun du peuple et disait : "Rapportez-moi les requêtes de ceux qui ne peuvent me les formuler. Car celui qui transmet la requête de qui ne peut la communiquer, Allah lui assurera la sérénité le jour de la grande épouvante".

al-Hasan (رضي الله عنه), son petit-fils disait : "L'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم), ne culpabilisait personne à partir d'une (simple) accusation ou pour la faute d'un autre, ni confirmait les paroles de quelqu'un contre un autre".

Ainsi se manifeste sa justice qui appelle tout croyant à s'en imprégner.

(*) A cet endroit du hadith, Boukhari et Mouslim rapportent (d'après 'Aicha) : " ...Ensuite, le Prophète se leva et fit un discours : ô gens ! Ont péri ceux qui vous ont précédés, car lorsque volait le noble (en lignée), comme le Makhzoûmite) parmi eux, ils le laissaient, et lorsque volait le faible parmi eux, ils lui appliquaient la peine. " Nombres conditions restreignent l'application de la " sariqa " en question qui n'a pas le sens large et vague de "vol" (voir les livres de droit). En plus, aussi, de nombreuses règles de procédures instituées par l'islam telles "la preuve incombe au demandeur", "la présomption d'innocence en l'absence de preuves". "Surtout, les peines de " hadd ", comme la " sariqa ", ne sont sujettes à l'application que si l'affaire arrive jusqu'au juge, (comme ce fut le cas pour la Makhzoûmite). Autrement, les gens devraient trouver une conciliation et ne pas ébruiter les choses comme le conseillait l'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه و سلم).

(²) En effet, si l'homme est tenu obligatoirement de l'équité envers ses femmes, quant aux dépenses ménagères et au partage des nuits, choses que le Créateur a rendu possibles, il n'a par contre pas été tenu de l'impossible, tel ce qui concerne le domaine de l'attirance de l'âme, plus ou moins forte pour telle ou telle créature licite.
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# Posté le lundi 02 juin 2008 18:30

Modifié le mardi 03 juin 2008 10:41

Les qualités du Prohpète (sws) : sa patience

Qualité par laquelle on maîtrise son âme à persévérer dans l'obéissance à Allah, à s'abstenir de Lui désobéir et à accepter Ses arrêts sans emportement ni mécontentement. Ceux sont là, les trois domaines où doit se manifester la patience. C'est une qualité des plus noble, qu'il faut s'efforcer d'acquérir et à laquelle on s'habitue petit à petit.

Durant sa mission, qui dura vingt trois ans, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) fit preuve d'une grande patience, sans s'alarmer ni se lasser de transmettre le message qui atteignit les horizons qu'Allah a voulus.

Il a également supporté les mauvais traitements des Qoreychites : ils l'ont frappé, jeté sur son dos (lors de sa prière) l'enveloppe f½tale d'un chamelon. Ils l'ont mis en quarantaine trois ans, avec les Beni Hâchem, dans le vallon d'Abou Talib, l'ont condamné à mort et envoyé des hommes pour l'exécuter.

Mais Allah le protégea.

Tout cela ne l'a pas ébranlé, il continua sa mission et diffusa la religion au proche et à l'éloigné.

Sa patience, l'année de la peine, où mourut Khadidja, l'épouse chère et Abou Talib, le défenseur dévoué. Tout cela ne l'abattit pas ni ne l'affaiblit.

Sa patience apparut lors des batailles, telles que Badr, Ohod, le Fossé, la prise de la Mecque, Honeyn, Taef, Taboûk...

Lors de ces batailles, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) ne faiblit pas, ni ne fléchit, ni perdit le moral et cela durant dix ans sans relâche.

Sa patience face au complot des juifs à Médine, et de leur attisement des arabes en coalition, pour venir au bout de lui et de sa mission..

Il supporta patiemment la faim et quitta ce monde sans avoir été rassasié de pain d'orge, deux fois en un jour.

En face de telles épreuves, il ne faiblit pas et ni sa noblesse, ni son honneur ne furent atteints.

Mais Allah a préservé le Prophète (صلى الله عليه و سلم). Il l'a doté de patience, l'a réconforté, l'a protégé et fortifié pour accomplir sa mission et faire de lui un exemple pour tous les hommes. Que le salut et la bénédiction d' Allah soient sur lui.
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# Posté le lundi 02 juin 2008 18:29

Modifié le mardi 03 juin 2008 10:42